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Voyage dans l'Empire mongol

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QARAQORUM
Voyage dans l'Empire mongol

Un royaume où les religions et les cultures cohabitent en paix ? Quelle belle utopie. Pas tout à fait… Un tel endroit a réellement existé. Il s’agit de Qaraqorum, capitale de l’Empire mongol au xiiie siècle, tel que découvert par Guillaume de Rubrouck (du nom d’un village situé près de Dunkerque). Envoyé dans les Steppes en 1253 par Louis IX (Saint-Louis) à la rencontre d’un prince que l’on croyait chrétien, ce moine franciscain va s’engager dans un périple de plus de deux ans. Il parcourra 16 000 kilomètres à cheval ou à pied, de Constantinople jusqu’au coeur de l’Asie centrale, avant de pénétrer dans la cour du successeur et petit-fils de Gengis Khan : le grand Mangu Khan. Sur place, il constate que les bouddhistes, chamanes, musulmans et chrétiens vivent en parfaite harmonie.


Au retour de cette expédition (entreprise 20 ans avant celle de Marco Polo), il rédige une longue lettre au roi de France, lui décrivant dans le détail sa rencontre avec les peuples, leurs coutumes, langues, croyances… Surtout, il confie son émoi. Parti avec une solide foi dans les évangiles et une conception arrêtée du Bien et du Mal, Guillaume de Rubrouck voit ses certitudes se fissurer au gré de sa confrontation avec l’Autre… C’est ce voyage autant physique que spirituel, une histoire incroyable et pourtant oubliée, que nous raconte François-Bernard Mâche. Ce grand compositeur de notre temps, pour qui nous avons obtenu une commande d’état, s’est inspiré de ce chef-d’oeuvre scientifique et littéraire du Moyen Âge pour concevoir un livret et une grande oeuvre musicale. Mis en scène par Alain Patiès et en notes par le fabuleux Quatuor Debussy, cette création mondiale, mêlant théâtre musical et philosophie, délivre une réflexion sur la tolérance et le vivre-ensemble.

En familleThéâtre musical


Voyage dans l’Empire mongol
Qaraqorum
d’après Guillaume de Rubrouck Voyage dans l’Empire mongol
Musique et livret François Bernard Mâche (1935)

Mise en scène Alain Patiès
Scénographie et vidéo Laure Satgé, Valentine De Garidel
Costumes Gabrielle Tromelin
Lumières Jean Grison

Interprètes : Paul Alexandre Dubois, Christophe Crapez, Xavier Legasa

Le Quatuor Debussy
Violons Christophe Collette, Marc Vieillefon
Alto Vincent Deprecq
Violoncelle Cédric Conchon

Commande de l’Atelier Lyrique de Tourcoing au Ministère de la Culture.
Coproduction La Grande Fugue, le Quatuor
Debussy, l’Atelier Lyrique de Tourcoing, Abbaye de Noirlac



CRÉATION MONDIALE
Commande d'état




Séances scolaires :
(Collèges et lycées)
Jeudi 2 mars 2017 14h30
Vendredi 3 mars 2017 14h30
TOURCOING, Théâtre Municipal R. Devos
Contact : fannycousin@nordnet.fr






Vendredi 3 mars 2017 20h
Dimanche 5 mars 2017 15h30
TOURCOING, Théâtre Municipal R. Devos


Durée
1h30

Langue
Français


Le programme du spectacle
Lire en ligne

Quelques vidéos à consulter
Présentation de François Bernard Mâche
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Extrait musical
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Autour du spectacle
— Exposition dans le hall du théâtre aux représentations :
- d'œuvres d'Eléonore Deshayes, étudiante à l'Ecole Supérieure d'Art de Tourcoing
- de masques mongols réalisés par les enfants du Centre Social Boilly Tourcoing
- de trésors du Musée Guillaume de Rubrouck

— Rencontre et discussion
Dimanche 5 mars de 14h à 15h au foyer du Théâtre municipal de Tourcoing (entrée libre)
Vous êtes invités à rencontrer et discuter avec Alain Patiès - metteur en scène, François-Bernard Mâche - compositeur et Alain Desjacques, maître de conférences à l'Université de Lille 3, spécialiste des langues et musiques orientales.
En savoir plus sur le travail de François-Bernard Mâche
En savoir plus sur les travaux d'Alain Desjacques


— Immersion surprise en Mongolie avec l'Association Guillaume de Rubrouck
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— Exposition à Wattignies du 28/09/17 au 1er/10/17 "Routes de la soie, routes des merveilles"
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Illustration
Les armées égyptiennes mises en déroute par les cavaliers mongols,
L’Histoire des Mongols
, Rachid ad-Din © BnF / DR


Interview
Alain Patiès, metteur en scène

Comment ce projet est-il né ?

C’est François-Bernard Mâche qui nous a proposé sa partition. Une offre très difficile à refuser de la part de ce compositeur reconnu et précurseur de nombreux mouvements. Et puis, ce sujet favorisant les allers-retours entre hier et aujourd’hui s’annonçait passionnant. Face à certains conflits religieux, aux attentats, il y a une réflexion très intéressante à mener sur les questions d’acceptation de l’Autre.

Comment présenteriez-vous cette oeuvre ?
Il s’agit du voyage d’un homme parti avec des idées figées sur le Bien, le Mal, la religion… Cette odyssée lui permettra de découvrir, d’abord, des territoires inexplorés (car peu d’hommes s’aventuraient si loin à l’époque) et surtout la tolérance. C’est son évolution, cette métamorphose qui est intéressante. Guillaume de Rubrouck a appris que l’on pouvait vivre ensemble, en bonne intelligence. Son arrivée à Qaraqorum, où la liberté de culte est de rigueur, fut une grande surprise pour lui. à partir de là, j’essaye d’établir un parallèle avec notre époque, de dire que l’on peut vivre en harmonie avec l’Autre.

Y a-t-il des leçons à tirer, aujourd’hui, de cette histoire ?
On ne va pas en donner, en tout cas, ce serait prétentieux. Mais il y a ici une suggestion à partir de laquelle chacun pourra effectuer son propre chemin, comme Guillaume de Rubrouck.

Comment cette utopie à Qaraqorum a-t-elle pu être possible selon vous ?
Il y a plusieurs raisons à cela. D’abord l’Empire mongol a envahi énormément de territoires, donc absorbé autant de peuples, de langues et de croyances différentes. Pour maintenir la paix une fois la guerre terminée, il a fallu choisir entre un nivellement total (impliquant l’instauration d’une langue et d’une religion uniques) ou la cohabitation. C’est ce dernier choix qui a été retenu : celui de la liberté de culte et de langage. à tel point qu’il était interdit, sous risque de peine de mort, d’entretenir des conflits d’ordre religieux. Les gens étaient en quelque sorte contraints à la tolérance.

Sur quelle partie de l’histoire le spectacle se concentre-t-il ?
Sur le périple menant à Qaraqorum, cette espèce de promenade qui échappe au narrateur. Guillaume de Rubrouck quitte un endroit pour un autre où on le pousse systématiquement à « aller plus loin ». Ceci l’oblige à parcourir une vaste distance, un peu malgré lui. J’ai respecté le principe de cette odyssée, en jouant sur la transformation des personnages au fil du temps, des kilomètres, des conditions météo difficiles.

Que verra-t-on sur scène ?
Il y aura de l’image, de la vidéo, des passerelles entre le passé et le présent. Nous mêlons des paysages anciens avec d’autres plus contemporains, comme si on effectuait, en parallèle, le même voyage 700 ans plus tard... Mais tout en restant sibyllin, sans projeter d’images choquantes, on en trouve suffisamment dans nos actualités...

Combien y aura-t-il d’interprètes ?
On s’appuie sur trois chanteurs, un ténor et deux barytons. Le texte est partagé entre Guillaume de Rubrouck, le traducteur et le prêtre qui l’accompagnent. Ce dernier est un peu le pendant comique : il doit gérer tous les problèmes d’intendance, on lui vole son matériel, il se plaint du froid, de la faim... Il a un coté « clown ».

Comment équilibrez-vous la musique et le théâtre ?
Une des spécificités de François-Bernard Mâche est de transcrire des langues en musique. Un personnage peut s’exprimer par le biais du violon, de l’alto ou du violoncelle. De ce fait, l’instrument intervient comme un protagoniste de l’histoire. Enfin, le travail sur les langues est colossal ! On en recense plus de trente différentes dans l’ouvrage, dont certaines ont très peu de locuteurs aujourd’hui. Elles sont condamnées à mourir.

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