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Pelléas et Mélisande

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Pelléas et Mélisande
Claude Debussy

Lors de sa première, Pelléas et Mélisande fait littéralement scandale. Théodore Dubois (Le Paradis perdu entendu en novembre) alors directeur du Conservatoire, interdit à ses élèves de se rendre à la représentation ! « Je travaille à des choses qui ne seront comprises que par les petits enfants du xxe siècle » écrit Debussy. Cédant à l’exigence du directeur de l’Opéra-Comique Albert Carré, Debussy ajoute des intermèdes à sa partition d’origine pour permettre de nombreux changements de décors. Quelle que soit la beauté de ceux-ci, Jean Claude Malgoire et Christian Schiaretti ont choisi de rester fidèles au premier projet du compositeur. Par contre, ils ont ajouté une scène parlée de la pièce de Maeterlinck qui leur est apparue essentielle pour la construction dramaturgique. Les instruments que Debussy adopte et ceux d’aujourd’hui sont très différents. Les cordes étaient en boyau et non en métal ce qui influence considérablement le niveau et la qualité du son. Les bois ont également évolué et les cuivres avaient des perces et des pavillons bien plus étroits. Le son de l’orchestre du temps de Debussy était plus fluide et délicat. C’est ce dépaysement que propose La Grande Écurie et la Chambre du Roy.


Opéra
Amaya Dominguez






Pelléas et Mélisande
Claude Debussy (1862-1918)
Opéra (drame lyrique) en 3 actes
Livret du compositeur d’après la pièce de Maurice Maeterlinck

Direction musicale, Jean Claude Malgoire
Mise en scène, Christian Schiaretti
Assistant à la mise en scène, Adrien Dupuis-Hepner
Assistant à la scénographie, Fanny Gamet
Costumes, Thibaut Welchlin
Lumières, Julia Grand

Mélisande - Sabine Devieilhe, Anna Reinhold
Pelléas - Guillaume Andrieux
Golaud - Alain Buet
Arkel - Renaud Delaigue
Geneviève - Salomé Haller
Yniold - Liliana Faraon
Un médecin, un berger - Geoffroy Buffière

Ensemble vocal de l’Atelier Lyrique de Tourcoing
La Grande écurie et la Chambre du Roy

SYNOPSIS
Golaud rencontre Mélisande au bord d’une fontaine. Il ne sait rien d’elle mais il l’épouse. Six mois plus tard, il rentre au château d’Allemonde où Mélisande rencontre Geneviève la mère, Arkel, le grand père souverain, Yniold, le fils de Golaud et Pelléas, le demi-frère. Très vite, tous tombent sous son charme. L’amour pourtant chaste qui naîtra entre elle et Pelléas mènera Golaud à une folie meurtrière.

VENDREDI 23 MARS 2018 . 20H
DIMANCHE 25 MARS 2018 . 15H30
MARDI 27 MARS 2018 . 20H
TOURCOING . Théâtre Municipal R. Devos

Durée
2h50 + entracte

Langue
Français

Video de présentation
Volet 1 >>>
Volet 2 >>>
Par Philippe Alexandre Pham (classiquenews.com)

Programme du spectacle créé en 2015
>>>

Illustration
Alain Buet et Sabine Devieilhe © Danielle Pierre

Et sur scène ?
Notre version cultive un certain dépouillement. En leur temps, Debussy et Maeterlinck tenaient à représenter un château, un lac… Or le résultat fut jugé décevant, sans réelle « perception scénique » rappelle Christian Schiaretti. « Je ne dis pas qu’il n’y aura pas ici de décor, mais pour transposer ce texte, il ne faut pas faire de bruit visuel. C’est une oeuvre symboliste, il faut donc la monter de manière symboliste, avec des moyens scéniques simples, comme dans le théâtre japonais, en suggérant plutôt qu’en démontrant ». L’intrigue, par essence « ralentie, anesthésiée », se renforcera naturellement. « Il faut lui donner du relief, une illusion de rythme. Lorsqu’on enlève le décor, elle apparaît clairement et les choses s’enchaînent », explique le metteur en scène. Lequel annonce par ailleurs se réserver une certaine liberté sur l’interprétation afin de révéler tout le potentiel sexuel de Mélisande. « Pelléas quant à lui passe pour un crétin, avec un rapport à l’amour un peu limité, dans la contemplation ». D’ailleurs, selon Christian Schiaretti, le personnage le plus passionnant reste Golaud : « D’un point de vue mythologique, il est très riche et peut notamment évoquer Barbe-Bleue ». Des partis pris de mise en scène affirmés mais qui poursuivent un unique but : « J’aimerais susciter une sorte d’émerveillement et une fascination complète de l’oeuvre, sans complaisance, la démocratiser, la clarifier, la redonner dans sa fulgurance ».